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Swisscom et l"environnement
Exigences environnementales vis-à-vis de Swisscom
En matière de gestion de l’environnement, Swisscom prend en compte l’éventail complet des facteurs d’influence, regroupés par thèmes:

 

Schéma des entrées et des sorties

 

 

 

 

 

 

 

 

Droit de l’environnement et risques environnementaux
Il s’agit à la fois d’obligations et d’exigences. Pour ce qui est du droit de l’environnement, Swisscom vérifie régulièrement l’état de la législation et la conformité de ses activités avec celle-ci. Les risques environnementaux sont mis sous contrôle et, dans la mesure du possible, écartés (voir plus bas).

 

Aspects environnementaux liés à l’exploitation et problèmes écologiques
En vertu de la norme ISO 14001, ces considérations sont au cœur des efforts déployés dans le domaine de la protection de l’environnement. Chez Swisscom, les aspects environnementaux sont actualisés chaque année sur la base de critères prédéfinis. Swisscom se concentre actuellement sur trois questions centrales, à savoir la consommation d’électricité, les émissions de CO2 et le rayonnement électromagnétique.

 

Intérêts économiques
Il s’agit, d’une part, d’exploiter les potentiels d’économie en termes d’utilisation des ressources (électricité, combustibles, carburants, papier, etc.) et, d’autre part, de commercialiser des produits et des services avantageux du point de vue écologique. Un autre aspect de la question porte sur les éventuels coûts occasionnés du fait de la négligence des risques et des aspects environnementaux liés à l’exploitation.

 

Tendances technologiques ayant un impact sur l’environnement
Ces tendances peuvent se révéler tant positives que négatives. Swisscom œuvre à promouvoir les tendances positives (services respectueux de l’environnement, efficience énergétique renforcée, meilleure exploitation du réseau) et à atténuer les tendances négatives (déchets électroniques, émissions électromagnétiques supplémentaires).

 

Intérêts des interlocuteurs
Dans le domaine environnemental comme dans le domaine sociétal, les intérêts des diverses parties prenantes ne coïncident pas toujours. C’est pourquoi Swisscom privilégie la transparence en matière d’environnement, notamment en élaborant une stratégie couvrant plusieurs années.


Aspects environnementaux  

 

 

 

 

 

 

 

Politique et stratégie environnementales
Depuis sa première certification ISO 14001 en 1998, Swisscom met en œuvre une politique environnementale uniforme . Elle définit en outre une stratégie environnementale commune portant sur une durée de quatre ans. Sa politique et sa stratégie environnementales sont contraignantes pour toutes les sociétés du groupe. La stratégie environnementale actuelle est axée autour des thèmes et des objectifs suivants:

  • Economies d’électricité et acquisition de courant écologique «naturemade star»
  • Economies de combustibles et de carburants, réduction des émissions dans l’air
  • Ondes électromagnétiques: niveau d’immission du rayonnement non ionisant
  • Promotion de produits et de services avantageux du point de vue écologique
  • participation renforcée à différentes formes d’engagements externes

Swisscom s’est fixé deux objectifs majeurs sur un horizon de trois à quatre ans: augmenter l’efficience énergétique de 17% (base 2002) et recourir davantage aux énergies alternatives (pellets de bois pour le chauffage, courant écologique et carburant bio). S’agissant de courant écologique, Swisscom consomme aussi de l’électricité générée à partir de la biomasse et de l’électricité produite par ses propres installations solaires. Par ailleurs, notre entreprise entend introduire à large échelle un carburant bio composé d’essence et de 5% de bioéthanol d’origine végétale. Ces mesures doivent contribuer à réduire les émissions de CO2 de 17% (base 2002).

 

Pour ce qui est du rayonnement éléctromagnétique non ionisant, Swisscom prévoit de développer un indicateur du niveau d’immission. Enfin, le groupe projette de doter les portefeuilles des sociétés du groupe de produits sortant du lot en termes écologiques (au moins un pour la téléphonie fixe et un pour la téléphonie mobile), d’utiliser du papier recyclé ou labellisé FSC et d’intégrer davantage encore les clients et les collaborateurs dans des projets environnementaux externes (excursions et engagements dans différentes réserves naturelles).

 

A une exception près, tous les objectifs de la stratégie environnementale précédente ont été atteints:

  • Elimination ou réduction des risques à grande échelle, par exemple en supprimant les substances dangereuses
  • Economies d’énergie au plan de la consommation d’électricité, de carburant et d’huile de chauffage
  • Promotion d’énergies alternatives grâce à l’acquisition de courant écologique «naturemade star» (objectif largement dépassé)
  • Eco-efficience renforcée
  • Commercialisation de services avantageux du point de vue écologique, en relation avec le courant «naturemade star»
  • Mise en place d’une stratégie de communication et de plusieurs engagements externes convaincants en matière d’environnement

Le seul objectif non atteint est celui consistant à lancer un écoproduit. Tous les appareils ont toutefois bénéficié d’améliorations partielles afin de réduire les substances nuisibles à l’environnement.

 

Organisation environnementale et système
Swisscom est dotée d’une organisation environnementale compacte et modulable. Le Comité environnemental, qui réunit les responsables de l’environnement des sept sociétés ou unités d’organisation certifiées du groupe  ainsi que deux représentants de l’unité Corporate Responsibility du siège principal, en est l’organe de pilotage à l’échelle du groupe. Il définit la stratégie environnementale, coordonne les différents programmes existants et se charge de toutes les questions ayant trait à l’environnement au sein de l’entreprise.

 

Un processus environnemental uniforme assure que toutes les exigences liées à la norme ISO 14001 sont prises en compte et effectivement remplies selon un calendrier prédéfini. Il englobe l’ensemble des exigences environnementales, l’élaboration et l’approbation des programmes environnementaux conformément à la stratégie, les mesures de formation et de communication ainsi que leur mise en oeuvre, les audits, l’évaluation par la direction et la corrélation avec le système de gestion de la qualité.

 

Consommation de ressources
Trois catégories de ressources occupent une place prépondérante chez Swisscom: il s’agit de l’énergie (électricité, combustibles et carburants), des produits d’usage courant (papier, eau, etc.) et des ressources d’infrastructure (matériaux de construction, électronique, câbles). S’y ajoute une quatrième catégorie, à savoir les appareils de télécommunication destinés aux clients, qui, une fois acquis par Swisscom, sont revendus directement, c’est-à-dire sans nécessiter d’étape de fabrication supplémentaire. C’est pourquoi ils ne figurent pas dans l’écobilan de Swisscom, même si, étant à l’origine d’une charge environnementale indirecte (consommation d’énergie, élimination), ils représentent un thème environnemental important pour cette dernière.

 

Au plan des ressources d’énergie directement consommées, l’électricité arrive largement en tête (trois quarts du total), suivie des combustibles puis des carburants. Se chiffrant à 1760 térajoules (489 GWh), la consommation totale d’énergie du groupe a diminué de 2% par rapport à l’année précédente.

 

Au cours de l’exercice sous revue, Swisscom a conduit deux analyses du cycle de vie (ACV). La première analyse a porté sur la charge environnementale des télécommunications au sein de Swisscom et auprès des clients. La seconde s’est intéressée aux effets sur l’environnement du futur réseau universel, ou Next Generation Network (NGN) . Elles ont notamment mis en évidence qu’une part élevée de la charge environnementale (consommation de matériel et d’énergie) est, aujourd’hui déjà, le fait des clients (près de 40%). Et cette proportion va augmenter encore avec l’avènement du réseau NGN, s’il se révèle impossible de limiter la consommation d’énergie des appareils par le biais d’un système de gestion intelligente. Le problème tient à la multitude des terminaux (téléphone, ordinateur, télévision, modem, passerelle, set top box, etc. ) dont les clients disposent ou disposeront à l’avenir. Swisscom s’efforce de sensibiliser ses fournisseurs d’appareils à la question de la consommation électrique et recherche des solutions avec les gestionnaires de produits concernés.

 

Sources d'énergie 2005         Consommation d'énergie  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Electricité
Avec 1372 térajoules ou 381 GWh, la consommation d’électricité de Swisscom est restée relativement stable ces dernières années. Au cours de l’exercice sous revue, Swisscom Fixnet a élaboré le projet MISTRAL . L’objectif est de remplacer la climatisation des centraux d’exploitation, gourmande en électricité, par un système de refroidissement naturel des installations de télécommunication reposant sur l’air extérieur. Une fois mis en œuvre, ce projet permettra d’économiser chaque année quelque CHF 8 millions en coûts d’exploitation et CHF 120 millions en coûts d’investissement. Par ailleurs, l’économie d’électricité sera de 45 GWh par année, ce qui équivaut à la consommation de 8500 ménages en Suisse. MISTRAL prend la relève du projet T28, qui a déjà permis de réduire considérablement la consommation d’électricité des systèmes de climatisation, du fait de l’augmentation de la température d’exploitation dans les centraux. Ajoutons que le projet MISTRAL a l’avantage d’être écologique, étant donné que le recoursaux fluides réfrigérants dans les centraux devient inutile. Swisscom Mobile examine si ce procédé de refroidissement naturel peut aussi être exploité dans ses stations de base.

 

S’il permettra effectivement de réduire la consommation totale d’énergie de Swisscom dès qu’il sera entièrement réalisé, le réseau NGN sera toutefois synonyme de consommation d’énergie plus élevée pour nos clients (voir plus haut). C’est surtout le mode de veille des terminaux qui est en cause. Aussi Swisscom a-t-elle pris les devants en signant un accord de branche à l’échelle suisse, qui a pour but de limiter la consommation maximale d’énergie des décodeurs en mode de veille. Cet accord est fondé sur la convention européenne «Code of Conduct on Energy Efficiency of Digital TV Service Systems».

 

Courant écologique
Swisscom est la plus grosse consommatrice d’énergie solaire et éolienne en Suisse. L’ensemble des 13,2 millions de kWh d’énergie hydraulique, éolienne et solaire acquis par l’entreprise en 2005 est certifié «naturemade star » , un label de qualité très exigeant. En 2006, environ 13 millions de kWh seront acquis auprès de cinq fournisseurs d’électricité, dont 11,5 millions de kWh d’électricité hydraulique, 900 000 kWh d’électricité éolienne, 535 000 kWh d’électricité solaire et 250 000 kWh d’électricité générée à partir de la biomasse. En optant pour le courant écologique, Swisscom entend, d’une part, promouvoir les énergies renouvelables et, d’autre part, contribuer au développement écologique de l’énergie hydraulique, une visée qui favorise la biodiversité et la protection du paysage. Les économies d’électricité réalisées par Swisscom couvrent largement les frais supplémentaires occasionnés par le courant écologique.

 

Par ailleurs, des installations solaires sont conçues et réalisées par les apprentis de Swisscom. En 2005, 14 jeunes en formation ont équipé un bâtiment Swisscom à Zurich d’une installation solaire de 8,4 KWp. Un projet similaire est prévu en 2006 et d’autres devraient suivre au cours des prochaines années. Les avantages sont multiples: les apprentis acquièrent de l’expérience en matière de projet et se familiarisent avec les énergies renouvelables, les collaborateurs sont sensibilisés aux questions énergétiques et Swisscom se dote de ses propre installations solaires.

 

Combustibles (huile de chauffage, gaz naturel, chauffage à distance)


Consommation de combustibles Chiffrée à 236 térajoules , la consommation de combustibles de Swisscom a diminué en 2005. Ce résultat est dû au regroupement physique de différentes unités d’organisation, à la mise en œuvre d’un concept moderne de postes de travail prévoyant une surface moindre par collaborateur et, partant, à la suppression de capacités immobilières superflues. Le groupe prévoit de réduire davantage encore la consommation d’huile de chauffage en privilégiant l’installation de chauffages à pellets de bois lors de travaux d’assainissement. En raison du caractère neutre des pellets de bois en termes d’émissions de CO2, leur utilisation favorisera le bilan CO2 de Swisscom à long terme.

 

Carburants (essence, diesel) et alternatives


Consommation de carburant Swisscom est parvenue à abaisser encore sa consommation de carburants. En 2005, le groupe a utilisé 2,74 millions de litres d’essence et 1,86 million de litres de diesel. La taille du parc de véhicules a également diminué (3275 véhicules). Au cours des quatre prochaines années, Swisscom entend remplacer une partie de son parc automobile par des véhicules roulant au gaz et acquérir des véhicules hybrides dès que l’offre de modèles sera plus importante. Fin 2005, Swisscom a en outre introduit l’essence bio dans la région de Berne. Ce carburant, composé d’essence sans plomb et de 5% de bioéthanol d’origine végétale, permet de diminuer les émissions de CO2 de 3,5% à prestations égales. D’ici fin 2008, les véhicules de Swisscom devraient pouvoir se ravitailler en essence bio dans un nombre suffisamment élevé de stations-service.

 

Ressources pour l’infrastructure
Swisscom travaille à faire migrer ses réseaux vers le NGN. Au stade de la réalisation finale du projet, le réseau téléphonique actuel est appelé à disparaître. Comme déjà mentionné, les changements seront de taille non seulement pour les clients, mais aussi pour le réseau. Du côté de la clientèle, on table sur une augmentation du nombre de terminaux utilisés, du moins dans un premier temps. Pour ce qui est du réseau, des ressources supplémentaires, en particulier des composants de réseau intelligents, seront nécessaires au cours des prochaines années afin d’assurer la phase de mise en œuvre. Une fois le projet mené à terme, le réseau NGN sera toutefois nettement plus efficient que l’infrastructure actuelle.

 

Au demeurant, il est difficile de se prononcer aujourd’hui sur les préférences de demain de la clientèle en matière de terminaux, car les habitudes de consommation sont imprévisibles et les innovations techniques se succèdent à un rythme effréné. 

 

Paysages, sols
S’agissant de l’occupation des surfaces, Swisscom est présente dans 170 bâtiments administratifs et quelque 1700 autres immeubles (centraux téléphoniques, Swisscom Shops, bâtiments de dépôt et d’exploitation). La totalité des surfaces de bureaux et des surfaces techniques (surfaces nettes) s’élevait en 2005 à un million de m2, soit un recul de l’ordre d’un tiers par rapport à l’année précédente.

 

Swisscom s’engage à plusieurs niveaux pour contribuer à la protection du paysage et à la promotion de la biodiversité. Nous avons déjà relevé qu’elle achète par exemple du courant hydraulique certifié «naturemade star». Dans un autre registre, mais pour les mêmes raisons, à savoir la préservation des biotopes et de la diversité biologique, l’entreprise soutient le projet EMERAUDE du WWF. Citons également les quatre sites de Swisscom certifiés «Parc naturel de l’économie suisse», qui concourent au développement écologique des zones de travail. En ce qui concerne les emplacements des stations de base de la téléphonie mobile et leur intégration dans le paysage, l’entreprise a défini, pour autant que les besoins de la clientèle soient avérés, l’ordre de priorité suivant: zones industrielles, zones artisanales, zones artisanales et d’habitation et zones d’habitation uniquement. Enfin, les stations de base situées en dehors des zones de construction sont autorisées uniquement si, d’une part, il est prouvé que l’implantation est imposée par la destination de l’ouvrage et que, d’autre part, les intérêts de l’opérateur de téléphonie mobile relatifs à l’installation prévalent sur ceux du public.

 

Produits d’usage courant (papier, eau)
Au cours de l’exercice sous revue, 81 millions de feuilles de papier ont été consommées dans les bureaux de Swisscom (diminution de 11% par rapport à l’année précédente). Ce chiffre ne représente toutefois que 2,6% de la consommation totale de papier, qui s’élève à 15 430 tonnes et se répartit comme suit: 45% sont utilisés pour du matériel publicitaire, 46% pour les annuaires et le reste pour les factures. L’objectif de Swisscom est d’utiliser uniquement du papier labellisé FSC ou du papier recyclé d’ici fin 2008. Ouvrant la voie, Swisscom Fixnet et Swisscom Mobile n’emploient plus que du papier et des enveloppes FSC pour imprimer et envoyer leurs factures. Par ailleurs, Swisscom a introduit la facturation bimestrielle et propose en outre à ses clients d’opter pour la facture électronique, une solution qui évite le recours au papier. Etant donné que Swisscom utilise chaque année 982 000 tonnes de papier pour ses factures, les mesures prises ont une incidence certaine sur l’environnement.

 

La consommation d’eau potable de Swisscom a baissé de 2%. Ce léger recul s’explique par la diminution du nombre de collaborateurs en Suisse. De manière générale, au sein de Swisscom, la consommation d’eau n’est pas considérée comme un facteur environnemental, car l’eau n’intervient dans aucun processus d’exploitation industriel. Elle est utilisée à des fins sanitaires uniquement. Il n’en demeure pas moins que des économies sont réalisées grâce aux économiseurs d’eau (AquaClic) et à l’utilisation d’eau de pluie  pour les WC et l’arrosage des plantes.
 

Emissions et déchets

Emissions de gaz dans l’air
Emissions dans l'air: CO2 Chez Swisscom, les émissions de gaz sont dues aux chauffages et aux véhicules. En 2005, les émissions de CO2 se sont élevées au total à 24 510 tonnes (baisse de 12% par rapport à 2004), soit quelque 4 grammes par franc de création de valeur. Les combustibles (huile de chauffage, gaz naturel) y ont contribué à hauteur de 54% et les carburants (essence, diesel) à hauteur de 46%. Précisons que la production de courant électrique en Suisse n’entraîne pas d’émissions de CO2. La réduction des émissions de CO2, qui est l’un des principaux objectifs de Swisscom, a fait l’objet d’un accord (– 17% d’ici 2010, base 2002) avec l’Agence de l’énergie pour l’économie (AenEC).

 

Les combustibles génèrent en outre du SO2. Avec 4,3 tonnes par année, les émissions de SO2 sont toutefois très faibles, car Swisscom utilise de l’huile de chauffage écologique. Par ailleurs, ces émissions sont en diminution constante depuis quelques années, parallèlement aux économies de combustibles. Outre le CO2, les véhicules ont produit 35,2 tonnes d’oxyde d’azote (NOx), libéré lors du processus de combustion. Les émissions de NOx sont proportionnelles au nombre de kilomètres parcourus, lesquels sont restés plus ou moins stables au cours des dernières années.

 

Swisscom ne génère pas d’autres gaz nuisibles au climat ou substances contribuant à la destruction de la couche d’ozone.

 

Emissions électromagnétiques (rayonnement non ionisant)
A l’instar des émissions sonores, les émissions électromagnétiques sont de nature immatérielle. Si les émissions sonores ne constituent pas un facteur environnemental pour Swisscom (seuls les véhicules en génèrent), le rayonnement éléctromagnétique non ionisant est un thème récurrent. En l’état actuel des connaissances, les signaux radio non ionisants ne représentent pas une menace pour l’environnement ou la santé, mais posent plutôt un problème d’ordre sociétal. De plus, les signaux radio incluent tant les supports de transmission souhaités que les émissions indésirables. Les exploitants sont donc pris entre deux feux: d’une part, ils sont tenus d’exploiter le réseau mobile de manière fiable et, d’autre part, les émissions électromagnétiques générées devraient être aussi faibles que possible.

 

Swisscom parvient à concilier ces deux objectifs grâce à une planification de réseau répondant aux attentes et grâce à la diminution de la puissance fournie par les antennes en cas de faible trafic de données. Chez Swisscom Innovations, une équipe de spécialistes suit de très près les recherches menées sur les champs électromagnétiques et leur compatibilité avec l’environnement, tout en réalisant elle-même des études sur la question. En 2006, il est ainsi prévu de conduire un projet d’envergure portant sur le développement d’un indicateur du niveau d’immission électromagnétique dans le domaine du rayonnement éléctromagnétique non ionisant.

 

L’augmentation des sources de rayonnement non ionisant à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments peut entraîner une hausse du niveau d’immission électromagnétique. C’est pourquoi Swisscom Innovations a effectué, en 2005, une série de mesures sur les lieux de travail concernant l’ensemble de la gamme de fréquences du rayonnement des systèmes mobiles, notamment les services non filaires (GSM 900/1800, UMTS, WLAN [802.11b/g], Bluetooth, DECT, Telepage, OUC, TV) et les émissions constituant une source de perturbations (ordinateur, écran, PDA et adaptateur secteur, infrastructure informatique des bâtiments [LAN, switchs], alimentation électrique [50 Hz]). Dans aucun cas, l’intensité du champ n’était supérieure à 2,5% de la valeur limite d’immission prévue par l’ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI) .

 

Déchets
La quantité de déchets produits par Swisscom continue de reculer (2005: 1390 tonnes ). Outre les entreprises locales spécialisées et dûment autorisées, la bourse aux déchets  constitue toujours le principal moyen d’élimination des déchets. Comme son nom l’indique, le principe de fonctionnement est celui d’une bourse où les intervenants sont les fournisseurs de déchets et les acheteurs de déchets. Ce système permet aux acheteurs de se spécialiser dans certaines catégories de déchets et d’en assurer la revalorisation, c’est-à-dire le recyclage partiel ou complet, de manière professionnelle. Pour Swisscom, cet aspect est essentiel, car environ deux tiers de ses déchets, composés notamment de métaux (essentiellement des câbles), de papier, de verre et de PET, sont partiellement ou entièrement recyclables. A titre d’exemple, 90 km de câbles métalliques ont été éliminés en 2005. La quantité de déchets spéciaux générée par Swisscom est, pour sa part, négligeable, puisqu’elle se résume à 5,9 tonnes de piles et 3,1 tonnes de tuyaux luminescents. Suite à la fermeture du laboratoire chimique, il a en outre fallu procéder à l’élimination d’un certain nombre de produits chimiques. Cette tâche a été confiée à une entreprise spécialisée. 

 

Produits et services
Services respectueux de l’environnement
De manière générale, la transmission de données, qui est le métier de base des télécommunications, est une activité respectueuse de l’environnement, grâce notamment à la capacité de transmission élevée des réseaux modernes. Compte tenu de la consommation de ressources occasionnée, les câbles à fibres optiques et les éléments de réseau actifs sont particulièrement efficients. Le secteur des télécommunications contribue à la protection de l’environnement essentiellement en se substituant aux transports physiques et en dématérialisant les supports de données. Le télétravail avec accès à distance (remote access service, RAS), la téléconférence, la visioconférence, Combox et Host Center sont autant de services de Swisscom qui illustrent bien ce phénomène. Si l’on exploitait davantage leur potentiel, il serait même possible d’aller jusqu’à atténuer le problème du trafic d’agglomération. Grâce au service universel assuré par Swisscom, chaque ménage est raccordé au réseau de télécommunication et bénéficie des possibilités qui lui sont associées. Une étude conduite par l’ETNO (European Telecommunications Network Operators) a montré que les services de télécommunication pourraient permettre de réduire les émissions de CO2 de dix fois le volume émis par les entreprises de la branche. Swisscom utilise du courant «naturemade star» afin de rehausser encore la valeur écologique de ses services.

 

Améliorations des produits
Alors que l’efficience des matériaux utilisés pour les réseaux est très élevée, il n’en va pas de même de ceux exploités chez les clients. En effet, une quantité plus importante d’énergie est nécessaire à l’exploitation de terminaux toujours plus performants (téléphones fixes et mobiles, ordinateurs et équipements périphériques, etc.). Par ailleurs, ces terminaux sont en augmentation constante, ils consomment beaucoup d’énergie grise et leur taux de renouvellement est en général très élevé.

 

Swisscom a introduit avec succès des téléphones DECT équipés d’un mode de faible rayonnement (Ecomode). De plus, un projet pilote a permis de tester la faisabilité d’un téléphone mobile écologique. Aucun fabricant n’a toutefois été trouvé pour la production en série d’un terminal ménageant l’environnement. L’une des exigences posées en la matière par Swisscom est néanmoins remplie depuis que les directives RoHS et WEEE de l’Union européenne et la nouvelle législation suisse sur les produits chimiques ont interdit la présence de substances critiques, telles que le plomb, le cadmium et le mercure, dans les appareils électriques et électroniques. Les terminaux sont ainsi devenus plus écologiques pour ce qui est de leur teneur en substances nocives.
 

Législation et risques environnementaux
Depuis longtemps déjà, Swisscom procède à une saisie systématique de toutes les nouvelles directives environnementales et contrôle régulièrement que les lois et autres dispositions s’appliquant à l’entreprise sont respectées. De la sorte, elle favorise la protection de l’environnement tout en s’évitant les mauvaises surprises et les procédures judiciaires. En 2005, de nombreuses modifications ont été apportées à la législation sur les produits chimiques (loi sur les produits chimiques, ordonnance sur les produits chimiques, ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques). Actuellement, Swisscom veille surtout au respect des nouvelles exigences relatives aux installations frigorifiques, mais n’aura plus à le faire dès que le projet MISTRAL sera réalisé. Aucun nouveau risque environnemental n’est à signaler à l’échelle du groupe. C’est au contraire l’environnement qui, sous la forme de catastrophes climatiques, représente désormais un risque croissant pour la société et l’économie. Cette situation, qui nécessite que l’on dépense davantage pour se protéger contre les risques naturels, donne encore plus de poids à l’objectif environnemental stratégique de Swisscom, consistant à réduire massivement les émissions de CO2.

 

Formation et communication environnementales
«Eco Competence» est un programme de formation interactif destiné à tous les collaborateurs de Swisscom. Disponible sur l’intranet, cet outil de téléapprentissage couvre divers aspects environnementaux du quotidien, tels que l’impression sur papier, la tenue de séances, le trajet jusqu’au lieu de travail et l’élimination des déchets.

 

Les Newsletters publiées à intervalles réguliers par la gestion de l’environnement de Swisscom informent de manière détaillée sur les activités environnementales du groupe.

 

Engagements et projets environnementaux externes
Swisscom continue de soutenir le projet EMERAUDE du WWF, le Parc national suisse et le programme GLOBE, axé sur la formation dans le domaine de l’environnement. Ces initiatives complètent idéalement la politique de gestion de l’environnement adoptée par l’entreprise. Du point de vue écologique, elles favorisent la biodiversité en Suisse et offrent la possibilité d’intégrer les collaborateurs dans des projets utiles relevant du corporate volunteering (engagements dans les réserves naturelles) ou d’organiser des excursions avec les clients. Au cours de l’exercice sous revue, dix projets de corporate volunteering impliquant 270 collaborateurs ont vu le jour et douze excursions à l’intention de la clientèle ont été organisées dans des régions EMERAUDE.

 

Eco-efficience de Swisscom
Eco-efficience relative aux produits L’éco-efficience met en relation la prestation économique d’une entreprise (création de valeur) et les charges environnementales qui y sont associées (création de nuisance). Elle est donc mesurée à l’aide du rapport «création de valeur / création de nuisance». Plus l’indicateur d’éco-efficience est élevé, plus le comportement de l’entreprise est axé sur le développement durable. La création de valeur peut se mesurer sur le plan financier ou sur le plan des produits. Dans le second cas, il s’agit logiquement pour Swisscom de la quantité de données transmises. Quant à la création totale de nuisance, il est difficile de la déterminer et c’est pourquoi on tient compte en général de la charge environnementale principale, en l’occurrence la consommation totale d’énergie de Swisscom ou la quantité de CO2 émise.

 

En 2005, la création de valeur financière de Swisscom (valeur EBITDA majorée des frais de personnel) a atteint CHF 6334 millions. S’agissant des produits, Swisscom a transporté un volume de données de 393 millions de gigabits . Pour sa part, la création de nuisance s’est inscrite à 1760 térajoules en termes de consommation d’énergie ou 24 510 tonnes de CO2 émis.

 

Il en résulte les valeurs d’éco-efficience suivantes:

 

Valeur financière / consommation d’énergie: CHF 3,60 par mégajoule de consommation d’énergie
Valeur financière / émissions de CO2: CHF 257 par kilo de CO2 émis
Données transmises / consommation d’énergie: 223 bits par joule de consommation d’énergie
Données transmises / émissions de CO2:  16 millions de bits par gramme de CO2 émis

 

Swisscom entend améliorer encore son éco-efficience, un objectif qui présente des avantages non seulement écologiques mais aussi économiques. Un meilleur bilan en la matière se traduit notamment par une exploitation plus performante du réseau, des processus d’exploitation plus efficaces et une consommation d’énergie optimisée.

 

Références

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des informations complémentaires sur Swisscom et l’environnement sont disponibles à l’adresse Internet.

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Téléchargement Rapport annuel 2005 - anglais (PDF, 5.4 MB) Uniquement rapport d'activités (PDF, 4.2 MB) Uniquement rapport financier - anglais (PDF, 5.5 MB)
     
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